On finit toujours par quitter Over Blog avec l'âge. Parfois, on ne fait même pas l'erreur d'y avoir laissé une trace, parfois on est bien trop malin pour se jeter dessus sans réfléchir. Avant même que je puisse en dire plus : einknospe.blogspot.com Bonne continuation, on se retrouve là-bas.
Je n'existe plus. Je serai désormais un simple boulet à ta conscience, que tu traîneras, lentement comme pour mieux en ressentir le poids. La douloureuse combustion dont je fais l'objet te rongera un peu toi aussi, comme un dommage collatéral de passage. Tu es victime de ma pourriture indécente, tu es terriblement victime. Mon pauvre garçon, tu ne sais donc pas ce qui se passe à l'interieur de moi, et pourtant tu en sens l'odeur. Tu est frappé par mes humeurs, par ma si belle folie. Mon charisme politique. J'ai quelque chose d'attirant, je le sais. Quelque chose de fascinant. Et je fais tout pour le contraire, je t'assure. Je suis si terrifiée à l'idée que tu sois sous les décombres causés par ma propre décadence. Que tu sois enseveli sous les idées noires et visqueuses que je propage autour de moi. Si je pouvais t'aimer et m'oublier dans ton corps, crois bien que je le ferai, mais là, non, vraiment. Je suis occupée à être tristement en faillite. Bientôt, je ne serai plus rien, je serai vraiment seule, tu ne seras plus là à me fixer du regard constamment. J'aurais perdu étincelles, lumières, vies. Bientôt, toute cette horreur cessera de te troubler le regard et j'aurais disparu de ton esprit, mmh ? Promets-le moi. Ah! Tu joues au torturé. Tu veux vraiment savoir ce qu'est la vraie, la vraie torture que je subis ? Tu tiens vraiment à connaître ma déchéance ? Il faut vraiment que tu fasses quelques efforts pour oublier ce que je t'ai appris malgré toi. Tout ce que, non […]
J'ai besoin d'un personnage. J'ai envie d'un personnage que je baladerai d'histoires en contes, que je pourrai aisément faire passer pour quelqu'un d'autre, faire sauter sur une jambe avec un ballon rose sur le nez, ou se lancer à poil sur le no man's land de 14-18 avec un bonnet de bain ou bien se présenter avec des cartes de bridge à une séance de poker très tendue... M'fin bref, réaliser mes plus grands phantasmes d'écriture. Il me le faut, et pas plus tard qu'hier, j'ai trouvé ce cobaye, l'idéal. Je ne vous dirais pas où parce que c'est fort peu utile. Ni s'il est laid, ou beau. Ni même s'il sent le patchouli. En premier lieu, c'est un homme. Tout ce qu'il y a d'anonyme. Il aime tout et rien, sait faire tout mais parfois peu de choses, blond, brun, peu importe. Il est un tout, un personnage omniscient. Il est partout, ne sait rien de toi, mais connait tant de tes secrets. Il ne t'aime pas, mais pourtant te désire. Il est l'aléatoire, le subtil, le pâle, le bref, le long, le volumineux, l'idée, l'image, le gras, le sel, le poivre, l'alcool, le chariot, la girouette, le ras-el-hanout. Il est tout ce qu'il y a de plus artistique et plus pragmatique. Il interviendra cependant quand je le lui demanderai. Et on essayera de savoir qui c'est. Son nom ? M. Tomkey.
« Laissez-moi prendre votre manteau. » Je laissai choir mon manteau sur le bras de l’homme dont je n’avais même pas vu le regard ; je n’avais aperçues que ses coûteuses chaussures vernies. Lorsque j’entendis les coupes de champagne cliqueter, je fus saisie d’un léger malaise. Quelqu’un me saisit par le bras. C’était Daniel. A sa vue, ma gêne s’enfuit, et je l’embrassai de toutes mes forces, comme si je m’accrochais à une bouée. « - Ta robe est merveilleuse. - Merci, et je peux en dire autant de ce blazer. Nouveau ? - Evidemment. » Je souriais de toutes mes dents, et ma main ne pouvais se décrisper de mon petit sac noir. Il fallait que je boive quelque chose. En cherchant une coupe et du champagne, je fus surprise de voir que les convives étaient peu nombreux. Je ne pouvais donc pas me fondre dans la masse, j’allais être tôt ou tard confrontée à une discussion, et on n’allait bien se rendre compte de qui étais-je. Moi-même je ne le savais pas vraiment, mais certainement pas eux. La table était tout en longueur, et les murs qui la surplombaient étaient recouverts de tableaux d’art abstrait de gens qui se donnent l’air d’avoir du goût et du style. Pas de Monet, donc. L’ambiance était aux lampes tamisées, et aux rires hypocrites. Les couverts étincelants allaient de paire avec les robes en dentelles, les bas de résille, les talons aguilles ouverts, et les cheveux lustrés des femmes qui couraient d’un homme à l’autre pour leur faire la conversation. La douce chaleur d’un feu […]
Un ordinateur est si plein de surprises. Questionnaire de Proust 1- Le principal trait de mon caractère. Encore flexible et gras. 2 - La qualité que je préfère chez un homme. Son universalité. 3 - La qualité que je préfère chez une femme. Son universalité. 4 - Ce que j’apprécie le plus chez mes amis. La liberté de ton, et beaucoup, beaucoup d’aise. 5 - Mon principal défaut. Trop penser à vivre bien après tout de suite. 6 - Mon occupation préférée. Jouir de quelque chose. 7 - Mon rêve de bonheur. Être amoureuse et libre à la fois. 8 - Quel serait mon plus grand malheur ? La mort de mes parents. 9 - Ce que je voudrais être. Peu importe ! Être me suffit. 10 - Le pays où je désirerais vivre. Là où l’utopie n’existe pas. 11 - La couleur que je préfère. Acajou mêlé de bleu. Ou l’inverse. 12 - La fleur que j’aime. La rose dite Cajun Sunrise, rouge ou plus claire selon l’humeur. Sans aucune propension au socialisme, bien entendu. 13 - L’oiseau que je préfère. Le héron. 14 - Mes auteurs favoris en prose. Céline, Vargas, Rowling, Sand par tous mes temps. 15 - Mes poètes préférés. Sylvia Plath, Louise l’Abbé, Mallarmé, Verlaine 16 - Mes héros dans la fiction. John. 17 - Mes héroïnes favorites dans la fiction. Violette Retencourt dans Sous les vents de Neptune, Emma Bovary, Prudence Beresford, Loulou, La nouvelle Mme de Winter, Laurence de « Pauline ». 18 - Mes compositeurs préférés. Satie, Schubert, Fauré, Bach, Chopin 19 - Mes peintres favoris. Monet, Renoir, Kandinsky 20 - Mes […]
Ceci est un petit mot de la rédaction : bordel. J’en ai assez de ce que ce blog devient. Ou de ce qu’il essaye de devenir. Beau. Il veut être beau, il le veut à tout prix. Il s’identifie à un quelque chose, qu’il juge beau, il veut être comme ça. Elégant, raffiné, intelligent, drôle et surtout que rien ne dépasse. Vous savez pourquoi j’aime le piano (en faire) ? Pour ce droit à l’erreur, précisément. Pour cette liberté de ton. Pour notre façon de jouer qu’on ne contrôle pas vraiment. C’est devenu essentiel. Faire du piano pour s’indigner, faire du piano pour parler, pour dire des choses. Avant l’écriture remplissait parfaitement cette case expression, cette case déversoir. A l’atelier d’écriture, on lançait tout de suite, on corrigeait rien, on créait de la matière en dix petites minutes, et on lisait. Si on avait des couilles, on lisait. Faut croire que j’y arrivais, à lire ce que j’étais au fond de moi. Faut croire que je n’y arrive plus. Je souhaite que ce blog soit composite. Je souhaite qu’il soit tout, beau ou pas, on s’en fiche. Je veut qu’il ait du corps, qu’il ait mon corps. Je veux que l’écriture me serve. A vivre.
Il est blanc, parfois sombre. C’est par l’intermédiaire de nos parents que nous nous sommes rencontrés. Au début, ce fut indifférent. Je ne connaissais pas ce monde-là, et il ne s’intéressait sans doute pas au mien. On a appris à se connaître en toute sincérité. Sans chercher à troubler l’autre. Nous grimpions l’un sur l’autre, je faisais beaucoup d’erreurs de jeunesse. Lui était implacable, froid, distant, paternel, et ne fléchissait pas sous mes coups. Pourtant, j’essayais de l’atteindre…L’enfantement d’un tel attachement fut si douloureux, je ne pus aller au bout. J’ai fini par le haïr de toutes forces aussi infimes soient-elles. Je l’ai haï, jalousé, torturé dans les tréfonds de mon être. Je ne pouvais plus le voir, plus le sentir. Plus lui parler. Il me semblait que c’était de sa faute, mais tous s’accordaient à dire que c’était de la mienne. Je me remémorais avec tristesse nos premiers élans, assez rapidement tempérés par son caractère exigeant : sa façon de piétiner mes excuses que je façonnais avec soin, de me construire brutalement, enfin d’en demander toujours plus. Il en voulait, de l’art, beaucoup d’art. Et ça, je ne l’avais pas. Après quelques années de mutisme, j’en perdais même son amitié, et nos liens déchiquetés luisaient dans ma mémoire pendant mon sommeil. J’étais quelqu’un de jaloux, extrêmement jaloux. Portée sur la fidélité et les délices de l’appartenance, je le surveillais toujours du coin de l’œil. Je le retenais malgré moi, et puis un beau jour, […]
La ville se lave aux eaux de pluies, les rues glissent et me roulent dans le temps. Je descends. Les passants baissent les yeux sous les larmes du ciel, et marchent comme des parisiens. Pressés, affairés, évitant à tout prix les autres. Ils semblent porter les nuages sur leurs têtes, et blessés par ce fardeau, cherchent à tout prix à se dégager de là. C’est plus fort qu’eux. Le son est celui des travaux, de la solitude, des voitures. Les commerçants sont derrière les vitres et scrutent les passants, espérant que l’un deux s’arrête et brise le monotone de sa journée, et lorsque les vitres reculent pour le laisser passer, le vent se retire un instant de la rue et s’engouffre dans la boutique, comme heureux. L’effervescence des fêtes est sans doute retombée, et la vie reprend son cours, douloureux, grinçant. Je ne peux m’empêcher de sourire à ce mendiant qui est assis à côté de l’église, les mains jointes. Je ne donne jamais rien aux mendiants. La rue marchande finit bientôt de se dérouler sous mes pas. Là, sous la grande porte Sonnerie, il y a un guitariste qui fait la manche. Son instrument est en bois clair, ça me surprend qu’il continue de jouer sous cette petite pluie fatiguée. Cette petite ville fourmillante de lentes et mortes activités s’embrase un peu soudain, alors que ce vieux monsieur emmêle ses beaux doigts dans les cordes. La musique vient peu à peu animer la rue, colore les joues, les enseignes, et anime les mannequins derrière les vitres. C’est du flamenco, […]
Ceci en est un, un de ces articles dont la littérature n'est pas le premier sens. Ceci pour vous indiquer que je ne souhaite pas m'embarasser de mots, et de phrases. Parlons vrai, mais parlons bien. S'agit ici des Wriggles (et non, ça n'est pas une marque de petits fours). Un groupe bien. Malheureusement, il n'exerce plus aujourd'hui même (Vous en avez assez que je vous montre des trucs qui n'existent plus, hein ? Héhé, moi aussi, je m'inssuporte), et ne possédant plus de site officiel, je suis dans le regret de : lien. Dans cette chanson, on allie l'érotisme à la chanson française, et Ô surprise au cinéma. Cinéphiles, musiciens, voyeurs, à vos souris. Le destin vous appartient. (Sinon, j'ai mangé des endives, y a quelques minutes. J'ai trouvé ça incongru, je trouve ça parfaitement indigeste comme légume. Je voulais vous le dire, vous êtes bien les seuls qui pouvez me comprendre sur cette planète ingrate. Bon ça fait pas un bon article, mais ça fait tout de même une bonne petite digression à vocation humoristique. AH, et c'est pas vrai, je n'ai pas mangé d'endives ; ça va pas ou quoi ?!)
Il était prostré, il pleurait et se mouchait dans mes mains qu’il avait saisi brutalement avec un regard avide et illuminé de l’intérieur. Il me faisait un peu mal, mais je ne m’en apercevais pas. Ce que je voyais surtout, c’est le sourire bercé d’une étrange démence qu’il contractait lorsque nos yeux se croisaient, au détour d’un supplice nouveau. J’étais gênée d’être venue chez-lui, j’étais gênée de moi. Je n’aurais pas dû, on m’avait prévenue. Un simple regard circulaire me renseigna sur l'état de l'appartement : son sol était jonché de feuilles, de bouteilles d'eau, et de déchets impersonnels. L’homme ne s’était pas rasé depuis des jours et il portait un t-shirt gras et poisseux. La pitié et le dégoût s’emparèrent de ma gorge et de mes veines. - " V…votre t-shirt est à l’envers…et sale, fis-je avec le filet de voix qu’il me restait. - - C’est important ?" Sa voix était très douce et nette, sans fioritures. - "Laissez-moi arranger ça." J’allai dans ses placards lui chercher une chemise mais ce n’était qu’un prétexte pour échapper à ses mains puissantes. Lorsque que je le déshabillai, il ne tressaillit même pas. Il souriait franchement à présent, et j’avais peur que cela tombe, que tout s’affaisse. Je voyais, impuissante, cet homme marcher sur un fil, sur des aiguilles, je le voyais basculer, déchirer la réalité avec ses démons, et ne plus me voir comme une simple étrangère. Je baissai mon visage pour cacher mon émotion et lui boutonnai sa chemise doucement. Il dit […]
Le Séducteur : Ah, vous, vous ne connaissez qu’une personne dans la salle qui vous a invitée et vous êtes parfaitement mal à l’aise dans cette soirée, vous ne savez à qui parler, vous errez, votre verre de champagne à la main, nonchalante et fatiguée. La Jeune Niaise : Et vous, vous êtes un séducteur en quête d’une proie, et vous n’êtes pas le premier. Le Séducteur : Fort possible. Je vous sers un cognac ? Le Poète : C’est pas de refus ! Mon âme esseulée cherchait à s’abreuver. Le Séducteur : Je parlais à la demoiselle. Le Poète : Ce qui ne vous empêche pas de m’en servir un aussi ? J’imagine bien la chose. Le Séducteur : N’imaginez rien du tout, j’suis pas pédé ! La Jeune Niaise : Pas de cognac pour moi merci. Le Séducteur : Et dîtes-moi, que faites-vous dans la vie finalement, en dehors de votre beauté ? Le Poète : Oh, vous savez, moi je suis un poète alangui et romantique qui brave l’automne et les feuilles mortes, les pensées abstraites et les clichés. Les mots qui me traversent l’esprit ont rarement rapport avec notre société actuelle. Je suis plutôt solitaire, allant de colline en colline, regardant le monde avec un regard triste et pessimiste, qui se délave de toute beauté face au torrent d’horreur que l’homme déverse sur lui. Au fond, je suis sans cesse à la quête d’un bonheur perdu, et d’une simplicité de vie. Le Séducteur : … La Jeune Niaise : … Le Séducteur : C’est peut-être plus simple de savoir votre prénom, charmante créature. La Jeune Niaise : Adèle. Le […]
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Blog en cavale d'une poule récidiviste. Quand même.
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Ce blog est toujours en activité dans la mesure où il peut toujours (et les accueillent avec grand plaisir) être commenté, lu, mais il a changé d'endroit, si vous préférez. Par ailleurs, si vous êtes fans de celui-ci ; regardez donc celui-là einknospe.blogspot.com : c'est la suite !