Partager l'article ! Petit plaisir en solitaire: Prenant soin de bien l’effeuiller de ses lacets qui la retenait close, je me délectais de faire sauter un à u ...
Prenant soin de bien l’effeuiller de ses lacets qui la retenait close, je me délectais de faire sauter un à un les doux liens de cuir qui renfermaient l’objet de mon désir, les mains légèrement tremblotantes. Elle était là, toute simple et évidente, à mes pieds doucement lovée. J’avais fini de la défaire. Je la retournai tout contre moi, et terminai mon doux travail, du bout de l’index, d'où j’écartai le dernier rempart, le dernier obstacle de tissu qui me séparait d’elle, de sa maison accueillante, chaude et ferme à la fois.
Pas si vite…Je voulais d’abord, frôler ses courbes, l’apprêter, apprécier la fermeté de son contour, et le grain foncé de sa chair malicieuse. Légèrement couverte d’une fine pellicule de sueur, j’humai ses senteurs les plus diaboliquement attirantes. Je la reniflais de partout, pour mieux savourer mon effet. Je sentis monter en moi la douleur sourde de la retenue, et les fourmillements saisissaient mon membre tout juste froid, et engourdi. Je ne retenais qu’un filet de réserve, qu’un ultime rattachement à la réalité, qui m’empêchait, là tout de suite, de m’engouffrer délicieusement dans cette peau un peu neuve, dans cette antre tout juste idéale.
Je ne tins plus et pénétrai
furtivement, tout juste tôt, cette excavation parfaitement moulée pour convenir à ma taille, à ma force, à ma conviction. Un léger et délicat bruit de succion spongieux me fit sourire, d’un
sourire vaste et éclairé. Légèrement dilatée, je n’étais pas encore pleinement confortable au fond, et je dû insister, pour parvenir complètement à la posséder. Légèrement comprimé,
exactement à l'aise. Je poussai un soupir salvateur, je remuai doucement d’abord, puis de plus en plus fort, de plus en plus vite, me mordillant la lèvre de plaisir partagé. Ce fut bon. J’étais
épris j'amplissais les douceurs des bords, les moindres recoins de ma belle. Je la tenai. L'un dans l'autre, on est bien.
Je me redressai, tout fier, tout beau, empli de fierté virile pour des semaines au moins, encore épris de secousses nerveuses agréables. Que c'est bon d'enfiler de vieilles baskets.
@ Grégoriot : Merci !
@ Aaren : C'est peut-être aussi que l'idée n'est pas monstrueusement extraordinaire. Je vais remettre du doute, cependant. Une chaussure, pas facile, tout de même. Aah, si tu m'avais laissé le choix...
J'ai eu vent de votre existence par le biais de ce cher Marcel. Aussi dois-je avouer que la description qu'il m'a livrée a su piquer ma curiosité : me voici donc à fouiner parmi vos textes.
Vous comprenez bien que mon attention s'est vite porté sur le titre de cet article, étant donné mon goût personnel pour les plaisirs solitaires au sein du Sous-Espace.
Le texte associé a eu de quoi me séduire, à la manière de la Diabolique Duchesse de Sierra-Léone de Barbey. Du moins, jusqu'à "Légèrement dilatée, je n’étais pas encore pleinement confortable […]" — je n'ai en fait lu que l'aperçu qui était donné en page principale, avant de suivre le lien me délivrant la suite.
Et là, ma déception fut à la hauteur de mes premières espérances : trop d'évidences sur la fin.
Je suis de ces lecteurs qui aiment être intrigués, en me mâchant le travail, vous m'ôtez une large part de mon plaisir (égoïste). Si cela était castrateur, passe encore, mais j'ai plutôt l'impression ici d'être tenu par la main à l'approche d'un passage clouté.
Cela n'est bien sûr qu'une première impression, et je n'ai guère le temps de m'enfoncer dans une critique systématique, vous m'en excuserez je l'espère.
Quoiqu'il en soit, vous m'avez donné envie de reprende mes (ex)actions au sein du Sous-Espace. J'ai en ce moment, de nombreux espace propres en cours d'étude, ce qui monopolise la majeure partie de mon temps. Sachez cependant que je prendrai grand plaisir à les souiller dès que possible.
Cordialement,
Arman Melroy.
Bonjour Arman,
Je suis tout simplement flattée de l'intêret (déçu) que vous portez à mes écrits pourtant fondamentalement ratés ces derniers temps. Peut-être que cela me redonnera l'envie d'écrire bien, que je perds un peu.
Ce texte est une négligence qui découle de cet état. Je devais le retravailler pour y mettre plus de mystère, et pousser l'ambiguité à son paroxysme, et j'ai complètement oublié, foiré. Ajoutons à ceci une hésitation à mener le projet jusqu'au bout, ce qui est totalement impardonnable.
Je vous offre mes excuses pour cette débauche totale (ou absence de débauche ici), et renouvelle mes félicitations quant à votre travail, auquel je n'ai rien à redire pour ma part.
Pardon encore, et bonne souillure.
Louise.
Objection !
Le pari ne stipulant pas qu'il devait être bien écrit (allons, Mathieu, c'n'est pas raisonnable, pareille contrainte, surtout pour toi, enfin j'veux dire, voilà quoi !), ni qu'un mystère devait être maintenu. Je rappelle que tu as choisi toi-même l'objet, alors qu'il m'a été imposé, et que cela devait être un exercice de style simplement sous la forme suivante : "rendre une chaussure érotique". Done.
(Je viens donc de me donner bonne conscience)
Arman.
Et le monde t'en remercie.